TIMBRES DU MONDE ENTIER / STAMP FROM AROUND THE WORLD


Année d'émission du premier timbre pour chaque état de 1840 à 1900

Année États
1840 Grande-Bretagne (6 mai)
1843 Zurich (1er mars), Brésil (1er juillet), Genève (30 septembre)
1845 Bâle (1er juillet)
1847 Trinité (Office Mac Leod 16 avril), États-Unis d'Amérique (1er juillet, Maurice (octobre)
1849 France (ler janvier), Belgique (1er juillet), Bavière (1er novembre).
1850 Espagne, Nouvelle-galles du Sud, Victoria, Suisse, Autriche, Lombardo-Vénétie, Guyane anglaise, Saxe, Prusse, Schleswig-Holstein, Hanovre, Suède.
1851 Sardaigne, Danemark, Toscane, Trinité, Canada, Bade, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Hawaï, Wurtemberg.
1852 Brunswick, États de l'Église, Pays-Bas, la Réunion, Office de Tour et Taxis, Oldenbourg, Barbade, Parme, Modène, Luxembourg, Chili.
1853 Cap de Bonne Espérance, Portugal, Tasmanie.
1854 Philippines, Indes anglaises, Norvège, Australie occidentale, Ceylan.
1855 Antilles espagnoles, Australie du Sud, Brême, Suède, Nouvelle-Zélande, Antilles danoises.
1856 Finlande, Corrientes, Mecklembourg-Schwerin, Mexique, Uruguay, Sainte-Hélène.
1857 Terre-neuve, Natal, Pérou, Russie.
1858 Naples, Nouvelle-Calédonie, Compagnie Océan-pacifique, Buenos Aires, Argentine, Moldavie, Cordoba, Hambourg.
1859 Lubeck, Sicile, Venezuela, Colombie, Ioniennes, Bahamas, Colonies françaises, Romagne.
1860 Pologne, Jamaïque, Queensland, Malte, Sainte-Lucie.
1861 Prince-Édouard, Saint-Vincent, Île Grenade, Grèce, Bergedorf, Libéria, Colombie et Vancouver, Nevis, Sierra Leone.
1862 Italie, Hong Kong, Nicaragua, Costa Rica, Antigua, Livonie.
1863 Turquie.
1864 Indes néerlandaises, Mecklembourg-Strelitz, Soruth.
1865 Équateur, Bermudes, Jummoo-Kachmir, Shanghai.
1866 Égypte, Honduras britannique, Honduras, Cie danubienne, Serbie, Iles Vierges, Gambie, Haïderabad.
1867 Héligoland, Iles de Turck, Bolivie, Malacca, Salvador.
1868 Açores, Norddeutscher Postbezirk, Madère, Orange, Canada, Fernando-Po, Compagnie de Suez, Perse.
1869 Sarawak, Transvaal, St-Thomas et Prince, Gambie.
1870 St Christophe, Angola, Paraguay, Afghanistan.
1871 Guatemala, Japon, Hongrie, Indes portugaises, Empire allemand, Fidji.
1873 Islande, Curaçao, Porto Rico, Guyane hollandaise.
1874 Dominique, Monténégro, Griqualand, Lagos.
1875 Côte d'Or, Jhind
1876 Montserrat.
1877 Cap Vert, Cuba, Mozambique, Nowanaggar, Samoa, Saint-Marin.
1878 Falkland, Chine.
1879 Panama, Bulgarie, Labuan, Bosnie-Herzégovine, Tobago.
1880 Chypre, Roumélie orientale.
1881 Guidée portugaise, Haïti, Nepal.
1882 Tahiti, Selangor.
1883 Siam, Timor, Bornéo.
1884 Stellaland, Guadeloupe, Macao, Corée.
1885 Saint-Pierre et Miquelon, Monaco, Bulgarie du Sud, Timor.
1886 Gibraltar, Bechuanaland, Cochinchine, Martinique, Gabon-Congo, Tonga, Guyane française, Congo belge.
1887 Sénégal.
1888 Annam et Tonkin, Zoulouland, Tunis, Formose.
1889 Indochine, Madagascar, Nossi-Bé, Swaziland.
1890 Diégo-Suarez, Seychelles, Leeward, Afrique du Sud, Afrique orientale.
1891 Maroc, Afrique centrale anglaise.
1892 Obock, Bénin, Côte d'Ivoire, Guinée française, Inde française, Mayotte, Océanie, Anjouan, îles Cook.
1893 Érythrée, Afrique orientale allemande, Cavalle, Congo portugais, Dédéagh, Lorenzo-Marquès, Port-Lagos,Vathy.
1894 Somalis, Éthiopie, Soudan français, Zambèze.
1895 Inhambane, Ouganda.
1896 Cameroun, Nouvelle-Guinée, Zanzibar.
1897 Comores, Marshall, Soudan égyptien, Togo.
1898 Crète, Nyassa, Thessalie.
1899 Alexandrie, Carolines, Dahomey, Mariannes, Port-Saïd

30/11/2011
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14/11/2012
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Catégorie des timbres

  • Poste courante (éventuellement surtaxés au bénéfice d'actions diverses).
  • Poste aérienne
  • Timbres-taxe (quand l'affranchissement par l'expéditeur est insuffisant). A ne pas confondre avec les timbres surtaxés.
  • Timbres pour journaux
  • Timbres pour lettres express
  • Timbres de service, timbres de franchise militaire
  • Timbres préoblitérés (pour les courriers ne devant pas passer par les machines à trier et affranchir)
  • Timbres de grève postal (non émis par l' entité habituelle de transport du courrier).
  • Entiers postaux (le timbre est imprimé sur la carte ou l'enveloppe).

25/11/2011
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Falsification et curiosité des timbres

Falsifications

Les contrefaçons n'existent pas seulement pour les émissions "Léopold II". Il est probable que toutes les surcharges du Congo ont été contrefaites à un moment ou un autre.

Faux timbres

Effigie du Roi Léopold II de profil

        Tous les timbres-poste de cette série ont été reproduits.

Réimpressions privées, dites "Lenoir"

        Des personnages peu scrupuleux eurent en communication, au cours de la guerre de 1914 - 18, des blocs-reports de 10 figurines qui avaient servi à la fabrication des planches. Ils en profitèrent pour réimprimer frauduleusement toutes les valeurs, sauf évidemment les cartes postales et le "5 francs" car pour ce dernier il n'avait pas été fait de bloc-report. Ils imprimèrent une assez grande quantité de feuillets de dix, par l'intermédiaire de blocs-reports, obtenus en partant des originaux. Ces contrefaçons sont dangereuses. Les reproductions diffèrent des originaux par la nuance, par les dimensions, par le papier, par la gomme et surtout par la dentelure.

        Beaucoup de ces contrefaçons furent vendues non dentelées même en feuillets de 10 timbres ; le timbre authentique non dentelé des valeurs en centimes étant inexistant, ces faux ne doivent tromper personne.

        Les faux Lenoir des 5, 10 et 50 c de la première émission des timbres de l'État Indépendant du Congo se distinguent facilement des authentiques sous une lampe aux rayons ultra violets ; leur luminescence apparaît tout autre.

        Le 5 c authentique donne un reflet foncé, brun-olive foncé, vert-gris foncé ou vert bleuâtre foncé tandis que le faux donne toujours un reflet clair, vert clair sur papier rosâtre ou blanc.
        Le 10 c faux donne toujours un reflet rouge foncé sur papier blanc.
        Le 50 c authentique donne un reflet brun foncé ou olive brun très foncé sur papier rosé tandis que le faux donne un reflet olive jaunâtre clair sur papier rosâtre.

    Il n'en va pas ainsi pour le 25 c où la luminescence, bleue-violette pour les authentiques et bleue pour les faux Lenoir, est parfois subtile à distinguer surtout si la vignette a trempé dans certains liquides !

     Le 5 francs

        Le n° 5 a été contrefait de toutes pièces. Il présente trois variétés de faux, dont deux dues à un certain Fournier. Ils sont assez faciles à dépister. Même les meilleurs ne peuvent tromper un œil attentif. La nuance n'est jamais identique, les traits du dessin sont plus durs et s'écartent de ceux des originaux par certains détails, particulièrement dans la chevelure.

Effigie du Roi Léopold II de face

        Il existe tout comme pour les timbres de l'émission précédente des réimpressions dites "Lenoir" à l'exception des 5, 10 et 25 centimes. Les faussaires ont eu en mains, dans les mêmes conditions que les blocs-reports de la première émission, un bloc-report du 50 c, deux blocs-reports du 5 F, un des 10 F, 25 F et 50 F. Le 50 c a été tiré en gris, le 5 F en violet et en gris, le 10 F en ocre et en gris et les 25 et 50 F en gris.

 

13 en gris

        Toutes ces contrefaçons sont assez aisément repérables grâce à un détail du ruban de l'ordre de Léopold, qui, reproduisant trop fidèlement les lignes du coin original, s'écarte au contraire des lignes telles qu'elles apparaissent dans les timbres originaux. En outre, toutes les contrefaçons tirées en gris révèlent leur caractère frauduleux sous la lampe dite "de quartz" car ils donnent une fluorescence gris foncé alors que les gris originaux donnent une fluorescence vert-jaune. Quant aux contrefaçons imprimées en d'autres couleurs, elles ne supportent pas la comparaison avec les authentiques. Enfin, la dentelure trahit la main du faussaire.

  

        Le 10 F ocre a eu seul le triste honneur de trouver des faussaires qui se sont appliqués à le reproduire de toutes pièces. On connaît un faux d'origine inconnue, dans lequel les lettres FRANCS s'écartent visiblement des mêmes lettres dans les originaux. Il en existe un deuxième, fabriqué par Jean de Sperati. Ce faux est plus dangereux, bien que l'impression assez brouillée n'ait pas donné la finesse des timbres authentiques. Il suffit d'ailleurs de savoir que les "Sperati" sont tous oblitérés des mêmes cachets : BANANA 3 SEPT 6 - S 1892, BOMA 13 MARS 7 - M 1893, MATADI 20 OCTO 11 - M 1893.

 

Faux essais du coin du 5 francs de 1887 et du 10 francs en diverses couleurs.

Mols

        Il n'existe guère de contrefaçons proprement dites des timbres Mols. Par contre il existe des truquages :

        1) Des timbres dentelés avec marges plus ou moins grandes ont été transformés en timbres non dentelés ou partiellement dentelés.

        2) Les couleurs de certains timbres ont été altérées artificiellement. Le truquage le plus connu est celui qui consiste à transformer les 5 c vert et 10 c rouge de 1900 en des timbres 5 c bleu et 10 c brun de 1894. Les nuances des timbres ainsi falsifiés ne sont jamais identiques aux nuances des originaux. Il arrive plus d'une fois que le choix du falsificateur se soit porté sur un type ou une variété qui n'existe pas dans le timbre qu'il a voulu contrefaire.

        3) Il existe des 10 c bleu centre renversé par truquage. Il s'agit d'un timbre dont le centre provenant d'un autre timbre a été rapporté et placé à l'envers ; ce travail a été méticuleusement exécuté et seul un examen attentif peut révéler la falsification. Le timbre a été aminci au grattoir sur toute la surface à l'intérieur du cadre occupée par le paysage ; ce paysage avait ainsi disparu ; on y a replacé, à l'envers et fixé par un enduit spécial, un centre exactement découpé d'un autre timbre également aminci. Ce double amincissement a pour but de supprimer à la transparence l'effet de la superposition de deux couches de papier, ce qui décèlerait la supercherie.
        L'examen d'un timbre normal nous montre que la surface qu'occupe le paysage est un peu plus grande que l'espace qui lui est réservé dans le cadre ; il s'ensuit que les traits noirs formant le centre débordent toujours sur l'un ou l'autre endroit du cadre. Dans le cas d'un timbre semblable dont le centre a été faussement renversé, certains traits de l'avant-plan du paysage ayant porté sur le cadre, viennent se juxtaposer aux traits formant le ciel, avec lesquels ils n'ont aucune liaison possible.
        De plus, dans un timbre normal, des traits du centre sont toujours nettement marqués sur les lettres DU qui se trouvent au-dessus du mot CONGO ; il ne peut être question de séparer les uns des autres et force est au faussaire de négliger ce détail peu apparent à première vue ; il en résulte que ces lettres DU viennent se placer, à l'envers, sous les mots ÉTAT INDÉPENDANT et que l'ornement formé par des cercles et qui se trouvait sous ces deux mots se retrouve au-dessus du mot CONGO à la place des lettres DU. Ce travail de falsification compliqué a été accompli notamment sur des timbres de deuxième choix de manière à inspirer confiance à l'acheteur.

        4) Il existe également des 10 F vert de 1898 (29) à centre renversé dent. : 14 obtenus en utilisant le cadre d'un timbre et le centre d'un autre.

        5) La transformation d'un timbre usagé en un neuf tels que les timbres oblitérés à la plume utilisés sur des formulaires administratifs (permis de port d'armes) qui ont été lavés.

        6) Faux essais du coin obtenu par reproduction photographique des parties de timbres émis. Ces contrefaçons sont de deux types :
a) le cadre et le centre de timbres de 1894 sont reproduits sur un même feuillet ;
b) une partie du cadre de timbres de 1910 est reproduit imitant ainsi un essai du coin primaire.

 
Fausses surcharges

Surcharge "Colis postaux"

        La surcharge "COLIS POSTAUX" non encadrée a été imitée. Elle est rare sur timbres authentiques mais fréquente sur timbres faux.

Surcharge manuelle "Congo belge"

        Ces surcharges ont été souvent imitées par des connaisseurs. La surcharge typographique sur le timbre à 3,50 F fut retouchée de façon à lui donner l'aspect d'une surcharge locale, ce qui transforme un timbre assez commun en un timbre rare. Un examen à la loupe et la mesure de la surcharge rendent pareil truquage inoffensif.
        Des faussaires ont réussi à créer une surcharge très dangereuse que l'on peut confondre à première vue avec celle du type VI.
        Cette surcharge a surtout été apposée sur le 3,50 F de préférence sur des timbres oblitérés, dont le millésime est peu apparent ou manque totalement, le cachet oblitérant ne recouvrant qu'une partie de la vignette. Ou encore sur des timbres légèrement oblitérés aux millésimes 1903 ou 1908 dont le dernier chiffre 3 ou 8 n'est pas très net ou très marqué. Ce chiffre très habilement renforcé et transformé en un 9 pour obtenir le millésime 1909, année de la mise en cours des surcharges "Congo belge". Lorsque la surcharge n'a pu trouver place à côté de l'oblitération, et qu'elle s'étend sur le cercle du cachet oblitérant, le faussaire n'a pas hésité à dissimuler son travail, il a refait très délicatement à l'encre le contour de l'oblitération, celle-ci recouvre ainsi la surcharge truquée. Seules, les oblitérations à l'encre noire se prêtent à cette opération. Cette supercherie ne se découvre qu'à l'aide d'une bonne loupe. Le collectionneur non averti, trompé par l'oblitération au millésime 1909 ne s'aperçoit pas de la duperie. Cette filouterie sort d'une officine bruxelloise.

 Surcharge manuelle "Congo belge" sur tirage des Princes - Le négociant V. Gisquière

        La demande de timbres surchargés étant intense, le négociant et faussaire revêtit  par hasard des timbres Princes, on n'avait pas encore distingué le tirage "Princes" des tirages antérieurs,  de fausses surcharges. Il utilisa surtout les valeurs du 1 au 10 F avec lesquelles il réalisa du courrier qu'il s'adressa du 13 au 31 juillet 1909. Ces falsifications induisirent en erreur les spécialistes qui crurent en des "Princes" avec surcharge locale. Le catalogue Gelli et Tani de 1935 renseignait les Princes avec surcharge locale. Les fausses surcharges sont généralement renversées ce qui surévaluait la production.

   

Surcharge typographique "Congo belge"

        Cette surcharge a été fréquemment contrefaite soit pour suppléer au manque de timbres à 5 et 10 c soit pour créer des timbres à surcharge renversée. Ces fausses surcharges se rapprochent comme dimensions de la grande surcharge mais elles n'en ont pas la netteté.

 

         Un 3,50 F non dentelé avec surcharge typographique renversée a été réalisé par le faussaire Smeets. Ce timbre provient d'une épreuve de planche. Il est facile de le confondre avec le Prince non dentelé. Ce dernier n'existe pas avec la surcharge renversée.

Surcharges de 1921

Il existe des contrefaçons des valeurs en centimes fabriquées pour créer des anomalies de surcharge.

Une surcharge "1921" a été parfois apposée sur des timbres à 1 F, 5 F ou 10 F de l'État Indépendant portant déjà la surcharge Congo belge pour en faire l'une des grosses raretés (curiosités) de l'émission. Cette contrefaçon est fort dangereuse.
        Par ailleurs il existe des fausses surcharges "1921" renversées ou non.

 

Une fausse surcharge du 25 c/ 15 c de couleur carmin foncé est connue en blocs de quatre ou en bandes. On la reconnaît aux chiffres 5 qui n'ont pas d'ergot à l'extrémité droite du trait supérieur et aux barres qui sont irrégulières et arrondies aux extrémités.

Surcharge d'Élisabethville (104 et 105)

        Cette surcharge a été fréquemment imitée. Il faut examiner la forme et la position relative des chiffres et de la virgule, ainsi que l'intensité de l'encre et la nuance du timbre.

Surcharge de 1931 sur timbres Stanley.

    Timbre 163 (1,25 F / 1 F) oblitéré revêtu d'une fausse surcharge.

 

Surcharge "Tombeur"

        Celle-ci a tenté maints faussaires dont certains forts experts. Malgré tout, leur travail se reconnaît à la forme des lettres et de leur empattement, à l'alignement et à la nuance.

 

Surcharge "Est africain Allemand"

        Cette surcharge a été imitée particulièrement pour faire des timbres avec surcharge renversée. Cette fausse surcharge est bien venue et pour la déceler, il faut un examen extrêmement minutieux. Rappelons que la surcharge renversée authentique n'est connue que sur le 5 c et qu'elle est au type b.

Surcharge "Ruanda-Urundi" renversée sur émission de 1924

 

Fausses oblitérations

       Des fausses oblitérations ont été apposées sur des timbres authentiques, faux ou falsifiés :
- sur timbres authentiques : les timbres des deux premières émissions à l'effigie de Léopold II étant plus rares oblitérés que neufs ils sont fréquemment revêtus d'une fausse oblitération ;
- sur timbres faux ou falsifiés : de nombreux collectionneurs considérant l'oblitération comme une garantie d'authenticité on rencontre de fausses oblitérations notamment sur les réimpressions, dites "Lenoir", des deux premières émissions ; sur des timbres nantis d'une fausse surcharge.

      Certains faussaires, non contents de fabriquer de fausses surcharges, se sont appliqués à reproduire des cachets rares. On trouve des cachets territoriaux particulièrement avec drapeau, des cachets des bureaux de poste de Vivi, des Chutes François-Joseph, de Kipaïla, de Mikola ; des cachets des bateaux-poste, des cachets de la campagne 1914-18 tels que B. P. C. V. P. K. n° 1, 3, 4 (éventuellement sur des timbres avec fausse surcharge "Tombeur"), la griffe de Kigoma ou le cachet de Kisumu (KISUMU B. P. C. V. P. K.) On rencontre également des fausses oblitérations de cachets plus communs dont les plus connues sont Banana, Boma, Léopoldville et Matadi.

       D'après Heim et Keach, les fausses oblitérations concernent :
            le cachet à petit cercle utilisé au XIXe siècle et jusqu'en 1914 des bureaux de Albertville, Banana, Bena-Bendi, Beni, Boma, Bumba, Buta, Chutes François-Joseph, Dima, Élisabethville, Ibembo, Irebu, Kinshasa, Kipaïla, Léopoldville, Lukungu, Mikola, Nouvelle-Anvers, Nyangwe, Pania-Mutombo, Stanley-Falls, Stanleyville, Tumbu-Mani et Vivi ;
            le cachet avec étoile(s), utilisé dans les années 20, de Sakania, Wamba et Usumbura ;
            le cachet avec "POSTES" de Charlesville, Coquilhatville, Sakania et Tshikapa.

Il existe de fausses oblitérations "TAXE".

 

            Il existe de fausses oblitérations "PAQUEBOT" sur timbres Mols (54 - 63), Vloors, Leys et scènes indigènes, animaux et paysages de 1932 tant du Congo que du Ruanda-Urundi. Elles sont de deux sortes :

a) Paquebot non encadré, sans "s" de 27 ½ mm de longueur et 3 ½ de hauteur.

  

b) Paquebots encadré, avec "s" de 28 mm de longueur et 7 de hauteur

  

Fausse oblitération "ALBERTVILLE (4)  - PAQUEBOT

  

Oblitérations de complaisance

        Les oblitérations de complaisance consistent en un cachet authentique apposé pour des raisons philatéliques par un employé des postes complaisant sur des timbres ne servant pas à affranchir du courrier ou sur des cartes postales. Les oblitérations "TAXE" sur timbres neufs font partie de cette catégorie.

Fantaisies ou curiosités

Surcharges authentiques utilisées abusivement

Les surcharges "15" et "30", réservées exclusivement aux cartes postales 52 à 60, ont été utilisées abusivement sur timbres adhésifs et sur cartes postales. Ces valeurs postales n'ont plus aucune valeur philatélique. Ces surcharges ont également été apposées sur des timbres destinés aux territoires occupés dans l'Est Africain Allemand.

        

Surcharge authentique sur timbres adhésifs n° 64 et 65. Élisabethville, 21 octobre 1923

    

Surcharge sur timbres 89 et 98a
Elisabetville 21 octo 1922 (même l'oblitération est fausse                                        
                                                                      Coquilhatville 8 juil 1922

 

Timbre adhésif n° 89 avec surcharge authentique.
Plusieurs marques fantaisistes sur la carte. Banana 27 mai 1922

 

Timbre adhésif n° 89 et carte 61 avec surcharge authentique.
Léopoldville  22 mars 1922

Oblitérations de bureaux inconnus

        On ne trouve aucune trace officielle ou autre des bureaux qui devraient correspondre à ces cachets : 
Hardy
Kalamba (Kasaï) : il existe au moins une oblitération du 11-3-57 sur timbre isolé.; Kalamba est situé à environ 80 km au sud-est de Tshikapa entre les rivières Kasaï et Lubembe
Luluabourg – camp militaire
Kilindji
Kamende
Léopoldville (N’Dolo)
Tora
Vieux Kilo
Élisabethville Aérogare

 

 

"Kigoma Poste belge" une invention philatélique ?

KIGOMA POSTE BELGE : Après la cession définitive de Kigoma aux Britanniques les Belges purent y établir un port franc. D’après le Colonel Du Four, les Belges y ouvrirent, le 1er août 1926, un office postal. Ils y auraient utilisé un cachet à simple cercle de 29 mm de diamètre. Ce bureau aurait cessé ses activités en 1928. On remarquera que l’existence de ce bureau n’est mentionnée dans aucun texte officiel. Qui a rencontré du courrier provenant de ce bureau ?

  

Grande surcharge "CONGO BELGE" sur les cartes postales de l'État Indépendant

 

Des cartes postales de l'État Indépendant, avec ou sans surcharge "Congo Belge" sur le timbre, se rencontrent avec un grand cachet "CONGO BELGE", généralement appliqué sur la légende "État Indépendant". Ce cachet était destiné à être apposé sur tous les documents officiels imprimés qui portaient la mention « État Indépendant du Congo ». Cette griffe aurait été apposée au début et exceptionnellement par des fonctionnaires de la Colonie qui ne remplissaient les fonctions de postier qu'à titre accessoire. Les cartes auraient reçu les surcharges normales sur le timbre ainsi que les autres surcharges en application de l’arrêté du 25 février 1910. Cette explication est tout à fait satisfaisante pour les cartes se trouvant en Afrique et qui auraient reçu ensuite la surcharge normale. Elle l’est beaucoup moins pour les cartes surchargées typographiquement à Bruxelles et sur lesquelles la griffe a été apposée après leur arrivée au Congo. Il faut donc admettre que des cartes surchargées typographiquement sont arrivées assez rapidement en Afrique et que la griffe a été apposée sur quelques-unes comme sur celles se trouvant en Afrique. L’explication justifie l'emploi de  la griffe uniquement sur les cartes surchargées conformément aux arrêtés de 1908 et 1910. Ces cartes, considérées comme anormales, auraient été retenues et mises en circulation après épuisement de toutes les cartes ne portant que les surcharges normales. Les cartes oblitérées revêtues de la griffe ont été utilisées en 1911 et 1912, années où la réserve de cartes normalement ou doublement surchargées devait être épuisée dans certains bureaux de poste, de nouvelles cartes avec légende « Congo belge » ayant été émises en septembre 1910 et en septembre 1911.

Certains bureaux de poste ont appliqué cette griffe par complaisance. Certaines surcharges ont été appliquées par des faussaires.

En conclusion, seules les cartes portant uniquement la surcharge administrative et ayant voyagé présentent une valeur réellement philatélique (mais l’on ne rencontre aucune de ces cartes ayant voyagé) toutes les autres doivent être rangées parmi les curiosités, fantaisies ou falsifications.

 

Œuvre du graveur et dessinateur J. de Vos

Essai, en 1943, d'une vignette ayant l'aspect d'un type non adopté à l'effigie du Roi Léopold II, en brun-violet, en noir ou en bleu, cartouche neutre sur papier épais chamois.

     
format : 161 x 95 mm signature du graveur format : 127 x 95 mm

Format : 31 x 40 mm Nom du graveur

            Il s'agit probablement de montrer les talents du graveur car émettre un timbre unilingue à l'époque de l'aviation moderne était inconcevable.

Surcharge inventée de toutes pièces

            Apprenant qu'un détachement de troupes américaines a séjourné au Congo durant la guerre, un marchand de timbres liégeois a imaginé de surcharger certains timbres courants (173, 175, 176, 177 et 178).  Il n'a pas hésité à y inclure une faute d'orthographe Detatchment en lieu et place de Detachment. Remarquons que les troupes jouissent de la franchise postale et qu'elles sont souvent accompagnées d'un bureau de poste militaire. 

             


25/02/2012
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Histoire de la philatelie Canadienne

L'histoire postale et philatélique du Canada concerne les territoires qui ont formé le Canada d'aujourd'hui. Avant de joindre la confédération canadienne, les colonies britanniques qu'étaient la Colombie-Britannique et l'île de Vancouver, l'Ile-du-Prince-Edouard, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve ont émis des timbres à leur nom.

Cette histoire peut être découpée en quatre périodes principales1 : l'administration française (1604-1763), l'administration britannique (1763-1841), les colonies britanniques dont la Province du Canada (1841-1867) et enfin la confédération depuis 1867. Terre-Neuve qui a reçu le statut de dominion en 1907, n'a joint la confédération qu'en 1949. C'est en 1851 pour que les provinces émettent les premiers timbres « canadiens ».

Pour le détail sur les timbres émis,

Article détaillé : Timbres du Canada.

Pour les personnalités et organisations,

Entier postal à l'effigie d'Édouard VII complété par un timbre à l'effigie de George V


Bien qu’il n’existe pas de service postal pour la population générale, d’anciens dossiers révèlent qu’en 1693, 
Pedro da Silva (en)2, un citoyen portugais habitant Québec, touche un paiement pour le transport d’un paquet de lettres entre Montréal et Québec3. Le premier service postal fut envisagé en 1721, mais considéré comme trop couteux et ce n'est qu'en 1734qu'il vit le jour à l'occasion de la création de la route entre Québec et Montréal. Des relais postaux ont été créés tous les 14 kilomètres (9 miles). Le tarif était de 10 sols pour une lettre entre les deux villes et de 5 sols pour Trois-Rivières.Administration française
[modifier]

Administration britannique[modifier]

Les anglais s'emparèrent de Montréal en 1760 et le traité de Paris de 1763 oblige la France à céder le Canada à la Grande-Bretagne4Benjamin Franklin et John Foxcroft, cosous-ministres des Postes, nomment Hugh Finlay, le 10 juin, à titre de premier maître de poste de Québec. On prend également des arrangements en vue de la création d’un service postal entre Québec, Trois-Rivières et Montréal et entre ces villes et New York.

Colonies britanniques[modifier]

Colombie-Britannique et l'Ile de Vancouver[modifier]

Timbre reine Victoria 1860

À l'époque des colonies, c'était principalement la Compagnie de la Baie d'Hudson, les américains et les entreprises de messageries qui rendaient les services postaux sur la côte ouest. En juin 1858, un service postal exprès fiable, le Pioneer Fraser River Express fut établi en Colombie-Britannique. En juillet 1858, laWells Fargo & Co. met sur pied un service exprès de San Francisco et l’Est jusqu’à Victoria.

La Colombie-Britannique et l’Île de Vancouver émettent conjointement leurs premiers timbres-poste le 30 juillet 1860. Ces colonies ont fait appel à l’imprimeur londonien Thomas De La Rue and Company qui fournit 981 feuilles de 240 sujets, dentelés 14, au prix de 104 £. Expédiés de Londres le 29 décembre 1859, les timbres ne parviennent aux colonies que vers février ou mars 1860 pour être mis en vente peu de temps après.

Elles ont émis 3 versions de différentes teintes de rose du même timbre de 2½ pence à l'effigie de la reine Victoria, dessinée d'après une médaille de William Wyon (en). Ils étaient imprimés avec des caractères typographiques sur du papier sans filigrane. La première version qui était non dentelée n'a jamais été mise en usage.

En 1865, les 2 colonies procèdent séparément à des émissions décimales préparées le 19 septembre pour l’Ile de Vancouver et le 1er novembre pour la Colombie-Britannique.

Timbre Sceau de la CB 1865

Pour sa part, l'Ile de Vancouver a émis un timbre rose de 5 cents et un bleu de 10 cents avec la même éfigie de la reine Victoria mais entourée d'un motif différent. Il y eu une émission non dentelée de ces 2 timbres puis une dentelée 14. Le papier portait un filigrane « Crown and C.C. ».

La Colombie-Britannique a émis des timbres de couleurs différentes illustrés du sceau de cette colonie sur papier dentelé 14. Elle a émis un premier timbre de 3 pence bleu avec le filigrane « Crown and C.C. ». De 1867 à 1871, cette colonie a émis des timbres décimaux de couleurs différentes de dénominations de 2, 5, 10, 25 et 50 cents et un dollar. Les montants décimaux étaient en surimpression sur l'illustration du 3 pence selon le modèle TWO CENTS puis de 5.CENTS.5 à 1.DOLLAR.1. Ceux de 10 ¢ et de 1$ n'ont jamais été mise en usage. Certains timbres neufs de 50 ¢ ont été imprimés avec le filigrane inversé. En mars 1869, la C-B a émis et mis en usage ces timbres de 5 ¢ à 1$ sur papier perforé 12½.

La Colombie-Britannique a joint la confédération canadienne le 20 juillet 1871 en incluant l'Ile de Vancouver.

 

Ile-du-Prince-Édouard[modifier]

Timbre 2d reine Victoria 1861

L'Île-du-Prince-Édouard a émis ses premiers timbres le 1er janvier 1861. Les timbres de la colonie étaient dentelés dès le départ et ont tous été à l'effigie de la reine Victoria. Plusieurs timbres des premières émissions étaient imprimés sur papier jaunâtre. Seule la dernière émission en 1872 était décimale (en cents).

La première émission fut de 3 timbres d'une effigie particulière de Victoria crée d'après une médaille de William Wyon. Ils étaient respectivement rose terne de 2 pence, bleu de 3d et vert jaune 6d. Ces timbres furent imprimés avec des caractères typographiques sur du papier jaunâtre avec des dentelures 9. Des timbre de 2d ont été imprimés en rose profond.

Timbre 1¢ reine Victoria 1872

En 1864, l'île émet 5 timbres de cette même effigie respectivement jaune orange d'un pence, rose 2d, bleu 3d, vert jaune 6d et violet 9d. En 1869, elle émet en noir un timbre de 4 pence, même effigie. Ces 6 timbres étaient imprimés sur papier blanc ou jaunâtre avec dentelure 11½-12. Il y a eu des variétés de couleur et des dentelures combinées 11x11½-12.

Le 1er juin 1870, est émis un timbre marron de 4½d à l'effigie Chalon. La valeur nominale qui fut gravée pour ce timbre par opposition à la typographie pour tous les autres, indique : « 3 Stg. » et « Cy. 4½ ».

Les derniers timbres furent émis le 4 janvier 1872 avec des caractères typographiques avec dentelure 12, 12½. Tous de la même effigie gravée d'après une monnaie de Leonard C. Wyon et une sculpture de William Theed (en). Ils sont respectivement orange brun de 1 ¢, ultramarine 2 ¢, rose 3 ¢, vert 4 ¢, noir 6 ¢ et violet 12 ¢.

L'Ile-du-Prince-Édouard a rejoint la confédération canadienne le 1er juillet 1873.

 

Nouvelle-Écosse[modifier]

Le 5 décembre 1842, la Nouvelle-Écosse établit un système de lettres de change qui se transformera en système de recommandation5.

En juillet 1851, le système de recommandation prévoit la remise d’un reçu à l’expéditeur d’une lettre recommandée. Le destinataire de la lettre doit également la signer sur réception. Le système de lettre locale est aussi mis en place à Halifax. Une lettre postée à l’intérieur du périmètre de la ville pour distribution locale est assujettie à des droits de un penny (1d) par demi-once.

Timbre de l'émission des « pence » 1851-57

Le 1er septembre de cette même année voit l'émission des 2 premiers timbres, l'un de 3 pence bleu et l'autre de 6d vert jaune. Ils sont imprimés en losange sur papier bleuté et non dentelé. Ils illustrent la couronne au centre entourée des 4 fleurs emblématiques des nations fondatrices soit, la rose, le chardon, le lis et le trèfle. Le 3d fut aussi imprimé en bleu vif et bleu pâle.

Le 12 mai 1853, la colonie émet un timbre de 1 pence marron à l'effigie Chalon de la reine Victoria imprimé sur papier bleuté non dentelé.

Le 1er mars 1854, le tarif de un penny pour les lettres destinées à la distribution locale est étendu à toute la Nouvelle-Écosse.

Victoria 1860-63

En 1856, elle émet un timbre de 1 shiling (12 pence) violet rougeâtre du même modèle que les 2 premiers. En 1857, on voit la réémission des 2 premiers timbres en couleur plus foncée. Le timbre de 1 shiling fut aussi réémis en violet mat et certains portent le filigrane « P.H. Saunders ».

De 1860 à 1863, la Nouvelle-Écosse émet 6 timbres en monnaie décimale à l'effigie de Victoria. Ils sont imprimés sur papier blanc ou jaunâtre avec une dentelure 12. Les 3 premiers sont illustrés d'après une monnaie de Leonard Wyon. Ils sont respectivement noir de 1 ¢, lilas de 2 ¢ et bleu de5 ¢. Les 3 derniers sont illustrés d'après une peinture du portraitiste Franz Xaver Winterhalter pour un timbre vert de 8½¢, un vermillon de 10 ¢ et un noir de 12½¢.

Il est à noter qu'on avait l'habitude, comme au Nouveau-Brunswick à cette époque, de couper les timbres en 2 pour utiliser chaque partie à la moitié de la valeur du timbre.

La Nouvelle-Écosse a joint la confédération canadienne le 1er juillet 1867.

 

Nouveau-Brunswick[modifier]

Timbres Victoria et Charles Connell 15 mai 1860

Le Nouveau-Brunswick a eu son propre service postal jusqu'à son entrée dans la confédération canadienne le 1er juillet 1867.

Les timbres-poste ont été introduits au Nouveau-Brunswick en septembre 1851.

 

Terre-Neuve[modifier]

1897 Timbre de Terre-Neuve

La province actuelle de Terre-Neuve-et-Labrador ne rejoignit la confédération qu'en 1949. Elle a donc émis ses propres timbres depuis 1857 jusqu'à 1947, soit pendant près d'un siècle.

 

Province du Canada (Canada Uni)[modifier]

Le 10 février 1841, le gouvernement britannique, suivant les propositions de Lord Durham, procède à l'union des deux provinces Haut-Canada et Bas-Canada sous le nom de Canada-Uni, mais en ne lui accordant la Responsabilité ministérielle qu'en 18496.

Le 5 avril 1851, la gestion des postes est officiellement transférée à la Province du Canada et James Morris est nommé ministre des Postes. Les taux d'affranchissement sont établis le 6 avril. Le coût de livraison domestique d'une lettre est de 3d par demi-once et de 6d par demi-once pour les États-Unis. L'imprimerie de sécurité new-yorkaise Rawdon, Wright, Hatch and Edison avait le contrat d'impression des timbres-poste canadiens et ce, jusqu'en mai 1858.

Émission sur papier vergé

C'est donc en 18517 que sont émis les 3 premiers timbres-poste canadiens (contenant la mention « CANADA POSTAGE ») de valeurs respectives de 3d, 6d et 12d (d = pence). Ces timbres sont imprimés sur du papier vergé en feuilles non dentelées et les caractères sont gravés.

3 p Castor Fleming 1851

Sir Sandford Fleming conçoit le premier timbre-poste canadien, le « Castor de trois pence » émis le 23 avril. Imprimé en rouge, c'est le tout premier timbre dans l'histoire mondiale de la poste représentant un animal. La coutume voulait qu’on représente le monarque, un homme d’État, un dessin géométrique ou les armoiries.

6 d Prince-Albert Drummond 1851

Le deuxième timbre est le « Consort de 6 pence » émis le 12 mai. De couleur violette ardoise, il est à l'effigie du Prince Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, le prince consort. Le portrait fut gravé par Alfred Jones d'après un dessin de William Drummond. Le 17 mai voit une émission de couleur plus grisâtre (marron pourpre).

12 d Victoria Chalon 1851

Le 14 juin, le timbre de 12d imprimé en noir est émis à l'effigie de la reine Victoria. Il fut gravé par Alfred Jones qui reproduisit le fameux portrait réalisé par le peintre Alfred Edward Chalon. Bien que 50.000 copies furent commandées, seulement 1.450 furent émises. Il est donc difficile d'obtenir aujourd'hui la moindre copie même oblitérée à moins de 30 000 dollars canadiens8.

Émission sur papier vélin

En 1852, comme le papier vergé collait mal sur les enveloppes, les timbre sont désormais imprimés sur papier vélin. Ainsi, le 17 avril 1852 est réémis sur ce nouveau papier, le castor rouge de 3 pence et, en mars 1855, le Prince Albert de 6 pence en gris ardoise. Les feuilles ne sont toujours pas dentelées.

En 1854, la réduction des tarifs postaux entre le Canada et le royaume-Uni a entraîné une demande pour deux nouvelles valeurs nominales de timbres-poste : 10 pence (10d.stg.) et 7 pence et demi. Pour l'envoi par paquebot postal, à partir d'Halifax, d'une lettre d'une demi-once, on allait payer le tarif réduit de 6 pence sterling, ce qui équivalait à 7 pence et demi en monnaie. À cette époque, Province du Canada n'avait pas sa propre unité monétaire. Le sterling avait une valeur supérieure à la devise de change appelée communément monnaie. C'est pourquoi le nouveau timbre de dix pence affiche aussi la valeur nominale de 8 pence sterling.

10 d Jacques-Cartier Riss 1855

En janvier 1855, la province émet donc le timbre bleu de 10 pence (en monnaie) sur papier mince à l'effigie de Jacques Cartier. Le portrait fut gravé d'après une peinture exécutée par François Riss vers 1839. Dans les coins inférieurs, sont indiqués « 10 cy » et dans les coins supérieurs, « 8 d. stg. ». Des impressions subséquentes sont faites sur papier épais et certaines en bleu mat.

½ d Victoria 1857

Le 1er août 1857le timbre rose d'un demi-penny est émis à l'effigie de Victoria. Il fut gravé d'après une médaille de William Wyon. Ce timbre appelé communément timbre pour journaux, servait à l'origine à payer les frais d'affranchissement des journaux qui étaient postés à la population.

Pour le tarif de 6d.stg., le timbre vert aussi imprimé en vert foncé à l'effigie Chalon de Victoria comme celui de 12d est émis le 2 juin 1857. « SIX PENCE STERLING » s'y trouve gravé ainsi que « 6 d. stg. » et « 7½ d. cy. » dans les coins. Cette même année, le 6 pence du Prince Albert est réimprimé en violet rougeâtre sur du papier fibreux très épais et souple.

Émission sur papier dentelé

En 1858, la province imprime désormais ses timbres sur papier dentelé. Le 1er mai, par suite d'un regroupement, l'imprimeur new-yorkais des timbres canadiens est devenu l'American Bank Note Company et son siège est demeuré à New-York. La nouvelle entreprise a continué d'exécuter le contrat d'impression jusqu'à la Confédération en 1867.

Sur papier vélin et dentelé 11¾, le Victoria rose ½d est émis pour la 2e fois en décembre 1858 suivi du castor rouge 3d (3e fois) et du price consort 6d (4e fois) violet brun en janvier 1859. Le Victoria sera aussi imprimé en rose lilas, le castor en marron et l'Albert en violet gris. Comme les vignettes sont très rapprochées, il est presque impossible d'en trouver qui ne touchent pas aux dentelures.

Émission décimale

En 1859, le Canada est passé du système sterling au système monétaire décimal basé sur le dollar. Le 16 mars, le Ministère des postes a commandé des timbres de 1 ¢5 ¢10 ¢, 12½¢ et 17 ¢, pour lesquels les dessins de timbres émis antérieurement seraient utilisés. Cette commande était accompagnée de directives pour que certaines valeurs soient toujours exprimées en sterling : SIX PENCE STERLING sur le timbre de 12½¢ et 8 d. stg. sur le timbre de 17 ¢.

Le 1er juillet 1859 sont donc émis le Victoria Wyon rose de 1 ¢le castor vermillon de 5 ¢le prince Albert marron noir de 10 ¢le Victoria Chalon vert de 12½¢ et le Jacques Cartier bleu de 17 ¢. Différentes variétés de tintes et de dentelure seront émises jusqu'en 1864 en plus du prince Albert de 10 ¢ en rouge lilas.

Le 1er août 1864, la poste émet le timbre de 2 ¢ essentiellement pour le paiement du tarif révisé pour les journaux. Ce dernier timbre émis par la province avant la confédération portait l'effigie Wyon de Victoria toujours en rose. D'abord dentelé 12x11¾, il fut aussi imprimé en d'autres tintes de rose avec dentelure 12.

 

Confédération canadienne[modifier]

En 1864, les Pères de la confédération entreprennent d'unifier les trois colonies — le Canada-Uni, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick — menant ainsi à la création du Dominion of Canada. L'Acte de l'Amérique du Nord britannique du 1er juillet 1867 crée ce dominion sous le nom de Canada, avec quatre provinces distinctes : l'Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. La Colombie-Britannique et l'Ile-du-Prince-Edouard joindront la confédération respectivement en 1871 et 1873. Terre-Neuve la joindra beaucoup plus tard en 1949.

Comme pour la plupart des pays du Commonwealth les sujets des timbres du Canada ont été fortement dédié à l'effigie du souverain britannique.

Juste après George V, c'est Édouard VIII qui régna du 20 janvier 1936 jusqu'à son abdication le 11 décembre 1936. Son règne fut trop court pour que les postes canadiennes ait le temps d'émettre des timbres9.

Victoria 1867-1901[modifier]

À la confédération, c'est Victoria qui est la reine du Canada.

La « Loi sur la réglementation du service postal » (SC 31 Vic. 1867, chap. 10) qui entre en vigueur le 1er avril 1868 prévoit un système postal uniforme pour l’ensemble du nouveau Dominion. Les timbres émis à partir de cette date remplacent tous ceux émis par les provinces constituantes. C'est désormais la British American Bank Note Company fondée à Montréal, en 186610 qui imprime les timbres du Canada.

Les tarifs postaux sont établis à ½¢ pour un périodique simple, 1 ¢ pour un imprimé, 3 ¢ par ½ once pour les lettres, 2 ¢ pour enregistrer une lettre, 6 ¢ pour poster une lettre aux États-Unis et à Red River, 12½¢ pour la Grande-Bretagne ou Terre-Neuve et 15 ¢ pour la G.-B. via New-York.

Émission des grandes reines 1868-76

C'est le 1er avril 1868 que sont émis les premiers timbres du nouveau Dominion à l'éfigie de la souveraine. Cette même année, des timbres d'un, deux et trois cents furent imprimés sur papier vergé.

En 1871, la British American Bank Note Company déménage son siège social à Montréal et imprime les timbres dans cette ville.

Des cartes postales prétimbrées sont émises le 1er juin 1871. Elles coûtent 1 ¢ pour n'importe quelle adresse à l’intérieur du Canada. Ces cartes postales peuvent être recommandées moyennant un timbre-poste ordinaire de 2 ¢.

Le 1er novembre 1872, le Canada et Terre-Neuve concluent une entente qui fixe un tarif uniforme de 6 ¢ la demi-once (14 grammes) pour les lettres par comparaison avec 12½¢, comme c’était le cas auparavant.

Le 15 novembre 1875, les postes émettent des timbres spéciaux de 2 ¢ et 5 ¢ pour les lettres recommandées. Ils furent suivis d'un timbre de 8 ¢, le 21 avril [1876]. Voir Timbres en formats particuliers.

Le 1er avril 1879, les postes lancent un service « d’avis de réception » ou « AR » pour les envois recommandés.

Émission des petites reines 1870-93
Le 2 cents sur papier vergé

À cause de sa petite taille, le timbre de ½¢ de l'émission de 1868 s'est avéré plus commode que les autres timbres de la même série. Par conséquent, les autorités postales ont pris des dispositions pour remplacer les grands timbres de 1868 par des timbres de même valeur nominale, mais ayant les dimensions de celui d'un demi-cent. Les dessins sont semblables à ceux des timbres de l'émission de 1868. Un nouveau timbre d'un demi-cent, de plus petite taille que les autres timbres de la même série, a aussi été émis en juillet 1882.

Les timbres-poste préoblitérés sont utilisés à partir 1889. Ces timbres sont destinés aux envois de 25 000 pièces de courrier ou plus. Voir article détaillé Timbre préoblitéré du Canada.

En 1889, la British American Bank Note Company revient s'installer à Ottawa, rue Wellington. Là, furent imprimés entre 1888 et 1897, des timbres de petites reines de 3 ¢5 ¢6 ¢8 ¢ et 10 ¢.

Émission Victoria en deuil 1893
20 cents 1893 Victoria en deuil

Le 15 février 1893, des timbres de 20 ¢ et de 50 ¢ furent émis pour les colis postaux dont les nouveaux tarifs entraient en vigueur.

1896 voit le début de la mécanisation du tri du courrier avec des oblitérateurs postaux électriques qui sont introduits dans les bureaux de poste de Montréal et d’Ottawa.

Émission commémorative du jubilée de 1897
Un des timbres du 60eanniversaire de la reine Victoria, de 1897.

La Canadian Bank Note est établie à Ottawa en 1897 sous le nom d'American Bank Note Company en tant que succursale de l'American Bank Note Company de New York.

Les premiers timbres-poste commémoratifs du Canada sont émis 19 juin 1897 à l’occasion du 60e anniversaire du règne de la reine Victoria. La série comprend des timbres et une carte postale spéciale de 1 ¢. Les timbres sont offerts en valeurs nominales de ½ ¢, de 1 ¢ et de 2 ¢3 ¢5 ¢6 ¢8 ¢10 ¢15 ¢20 ¢ et 50 ¢ ainsi que de 1 $2 $3 $4 $ et 5 $.

Émission des feuilles d'érable 1897-98
2 cents 1897 Victoria feuilles d'érable

À cause du changement de contrat pour la production des valeurs postales, il fallait de nouveaux timbres-poste courants. Leur émission débute le 9 novembre 1897 et des feuilles d'érable décorent les quatre coins de ces nouveaux timbres d'où l'appellation de cette émission par le collectionneurs.

Cette première émission eut une durée de vie assez courte et fut rapidement remplacée par une nouvelle avec deux rappels de la valeur faciale aux coins inférieurs. Une des raisons pour cette évolution était motivée par la difficulté de lecture des valeurs littérales par la population francophone. (L'Union postale universelle ne rendit l'usage des chiffres arabes pour exprimer les valeurs faciales qu'en 1907.)

2 cents, 1899, Type II
Émission numérale 1898-1902

Comme les concepteurs de la série des feuilles d'érable n'avaient pas suffisamment mis en évidence les valeurs nominales écrites en toutes lettres, les gens ne pouvaient pas les distinguer rapidement. En conséquence, le ministère des Postes a modifié le dessin de ces timbres et préparé une nouvelle émission qui a vu le jour le 13 septembre 1898.

À partir de 1898, les livres en braille pour les aveugles postés n’importe où au Canada sont exemptés de port.

Le 28 juin 1898, est émis un timbre de livraison par exprès (special delivery) de 10 ¢ à l'intérieur des limites de la ville. Voir Timbres d'usages particuliers.

Émission du Penny impérial 1898
2 cents 1898 penny impérial

Le Canada émet le premier timbre-poste de Noël au monde en 1898. Également appelé « timbre carte », il s’agit du premier timbre-poste multicolore du Canada. Il a été émis le 7 décembre à la suite de l’adoption, lors d’une conférence tenue à Londres, d’une tarification postale uniforme à la grandeur de l’Empire. Un tarif de 2 ¢ la demi-once (14 grammes) s’applique pour affranchir une lettre et il entre en vigueur le 25 décembre 1898.

Émission provisoire de 1899

Pour la poste intérieure, le timbre violet courant de 2 ¢ était très demandé. Or, il n'était pas de la couleur rouge prescrite par le règlement de l'Union postale universelle pour le tarif postal intérieur. En guise de mesure provisoire, les postes ont mis une surcharge sur le timbre rouge de 3 ¢ pour en réduire la valeur nominale à 2 ¢. Ainsi, le 28 juillet 1899 est émis provisoirement le timbre carmin de 3 ¢ avec surcharge en noir, émission « feuille d'érable  » de 1897 et le 8 août, sur celui de l'émission « numérale » de 1898. Voir Timbres en formats particuliers pour la description des timbres surchargés.

En 1899, des crédits de 5 000 $ sont approuvés pour l’achat de deux automobiles pour les postes à Toronto.

À partir de juin 1900, on émet des carnets de 12 timbres-poste de 2 ¢. Un carnet coûte 25 ¢ et le cent supplémentaire sert à couvrir les frais de reliure. C'est sous le règne de Victoria que furent émis les premiers timbres de livraison par exprès et de retour (OFFICILLY SEALED). Voir Timbres en formats particuliers pour la description des carnets.

 

C'est sous le règne de Victoria que furent émis les premiers timbres de livraison par exprès et de retour (OFFICILLY SEALED). Voir la Timbres d'usages particuliers.

Victoria est décédée le 22 janvier 1901.

Pour la description des timbres, voir Timbres du Canada sous Victoria (1867-1901).

 

Édouard VII 1901-1910[modifier]

carte postale affranchie pour la France avec un un cent vert de l'émission de 1903

Le roi Édouard VII succède à la reine Victoria en 1901. Les premières rencontres menant à la création de l’Association canadienne des maîtres de poste débutent en 1902. C'est en 1903 que le ministère des Postes autorise l’envoi de cartes postales illustrées au Canada.

Émission Edouard VII d'usage courant 1903-08
1 cent 1903 Edouard VII

Une nouvelle série de timbres d'usage courant est émise le 1er juillet 1903 à effigie du nouveau roi. Mettant près de deux ans à se matérialiser et préparée par George V et John Alexander Tilleard11,12, cette émission est une adaptation de la série précédente de Victoria en remplaçant également les feuilles d'érable par des couronnes.

7 valeurs seulement ont été émises : 1 ¢ vert (usage cartes postales), 2 ¢ carmin, 5 ¢ bleu, 7 ¢ jaune-olive, 10 ¢violet-brun, 20 ¢ olive, 50 ¢ violet. Le timbre de 20 ¢ ne fut émis que le 27 septembre 1904 étant donné que le timbre de Victoria de cette dénomination était peu en demande. Pour la même raison, le timbre de 50 ¢ ne fut émis que le 19 novembre 1908.

Le 1er juillet 1906, un système est établi pour le courrier insuffisamment affranchi. Le port dû est recueilli au moyen de timbres-taxe. (VoirTimbres d'usages particuliers)

Le service de livraison par exprès est établi le 15 août 1907. (VoirTimbres d'usages particuliers)

Émission du tricentenaire de Québec 1908
5 cents 1908 Abitation de Quebecq

En 1908, la première émission commémorative du Canada avec une imagerie variée a été émise à l'occasion du tricentenaire de la fondation du Québec. Comme le concept projeté pour ces timbres brisait la tradition en matière de sujets illustrés sur des timbres-poste, le Ministère a demandé au roi Édouard VII la permission d'utiliser des sujets historiques et des portraits de personnes autres que des personnages royaux pour les timbres à validité permanente. Sa Majesté a donné son consentement et les timbres ont été mis en vente le 16 juillet 1908.

En 1910, le ministère des Postes autorise l’utilisation de timbres-poste perforés marqués de signes distinctifs. (Voir Timbres en formats particuliers)

Le roi Edouard VII est mort le 6 mai 1910.

Pour la description des timbres, voir Timbres du Canada sous Édouard VII (1901-1910).

 

George V 1910-1936[modifier]

Le roi George V succède à son père le roi Edouard VII en 1910. Il a été un célèbre collectionneur de timbres-poste. Cette même année, les Postes autorisent l’utilisation de timbres perforés. Toutes les émissions d'usage courant sous George V comprennent des timbres de 1 ¢2 ¢ et 3 ¢ émis en roulette. (Voir Timbres en formats particuliers).

Émission d'usage courant George V amiral 1911-25
George V, 1 cent, 1912

Les premiers timbres du règne de George V sont émis le 22 décembre 1911. Ce sont des timbres d'usage courant de 1 ¢ et 2 ¢ à son éfigie. Les valeurs émises au début sont les mêmes que celles de la série de 1908 du roi Édouard VII. La série appelée Amiral en raison de l'uniforme illustrée sur ces timbres, fut émise jusqu'en 1925. Elle comprenait 18 timbres différents dont les valeurs étaient de 1 ¢2 ¢3 ¢4 ¢5 ¢7 ¢8 ¢10 ¢20 ¢50 ¢ et 1 $.

C'est en octobre 1912 que les Postes émettent pour la première fois des timbres en roulette. Il s'agit du timbre de 1 ¢. En mars 1913, des timbres de 1 ¢ sont aussi émis en carnet. Le 15 avril 1915 des timbres taxe de guerre sont émis en application de la Loi spéciale des revenus de guerre qui impose une taxe sur les envois postaux. (Voir Timbres d'usages particuliers)

Le timbre brun de 2 ¢ + 1 ¢ de taxe émis le 29 août 1916 était trop souvent pris pour un timbre de 2 cents, alors que sa valeur nominale était de 3 ¢. C'est suite aux plaintes de la population qu'en août 1918 furent émis des timbres bruns de 3 cents. Ces derniers étant difficiles à oblitérer, furent remplacés par des timbres carmin.

Katherine Stinson et son Curtiss en 1910

Le 9 juillet 1918Katherine Stinson (en) devient la première femme à transporter officiellement le courrier par avion lors d’un vol effectué entre Calgary et Edmonton, en Alberta.

Le 3 mars 1919, le premier vol postal international en Amérique du Nord est effectué entre Vancouver en Colombie-Britannique et Seattle dans l’État de Washington. Le 14 juin, John Alcock et Arthur Whitten-Brown effectuent le premier vol postal transatlantique sans escale à partir de St-Jean Terre-Neuve jusqu'à Clifden en Irlande. Le vol dure 16 heures et 12 minutes.

À la suite du congrès de l'union postale universelle de Madrid en 1920, il a fallu réorganiser les couleurs des timbres pour satisfaire aux nouvelles exigences. Le timbre de 4 ¢ fut émis le 3 juillet 1922 suite à la réunion du 6 avril 1922 des cadres du ministère des Postes pour les lettres à destination du Royaume-Uni et d'autres régions de l'Empire. Les timbres bleus de 8 ¢furent émis le 1er octobre 1925 pour l'affranchissement international qui venait d'être réduit à ce prix.

Le 21 août 1922 et le 29 juin 1927 (au soixantenaire de la confédération), les Postes émettent des timbres de 20 ¢ pour la livraison par exprès.

L’agence philatélique des Postes est créée en 1923. Cette même année, le plus petit bureau de poste du Canada, situé à Ocean Park en Colombie-Britannique est construit par le maître de poste F. S. Pratt à partir d’une structure pliante de 0,56 m².

Le premier timbre semi-officiel de courrier par avion (Voir Timbres d'usages particuliers) est utilisé le 21 septembre 1924 pour un vol entre les villes minières de Haileybury en Ontario et Rouyn au Québec.

Émission du 50e anniversaire de la confédération 1917
Timbre Canada 3 cents Confédération 1917

Malgré la guerre qui sévit à cette époque, le Cabinet du Dominion a approuvé, le 13 juin 1917, l'émission d'un timbre spécial de 3 cents pour souligner le cinquantième anniversaire de la Confédération.

Émission George V provisoire 1926

Le ministère des postes a dû surcharger 15 millions de timbres de 3 ¢ déjà en stock pour les mettre au tarif rétablit à 2 ¢ le 1er juillet 1926. Comme le travail n'a pas été satisfaisant à cause de la difficulté de surcarger des feuilles déjà encolées, les postes n'ont conservé que 500 feuilles qu'elles ont émises le 26 octobre 1926 pour la philatélie. (Voir Timbres en formats particuliers)

Émission du 60e anniversaire de la confédération 1927
Timbre Canada 1 cent MacDonald 1927

Un comité nommé par le gouvernement pour le jubilée de diamant de la confédération a proposé une émission spéciale de timbres-poste pour souligner l'occasion. Ces timbres émis le 29 juin 1927 sont les premiers à porter les mots « POSTES » et « POST » séparés de « CANADA » à la place du « CANADA POSTAGE ».

Émission George V historique 1927

Pour répondre au souhait populaire de voir des timbres représentant des hommes d'État du Canada, les postes ont préparé trois timbres spéciaux entre février et juillet 1926. Il s'agit de Thomas D'Arcy McGee, sir Wilfrid Laurier, sir John A. MacdonaldRobert Baldwin et sir Louis-Hippolyte Lafontaine. Cependant, ces timbres n'ont été émis que le 29 juin 1927 en même temps que ceux du jubilée de diamant.

Roméo Vachon et Ehrenfried Günther von Hünefeldposent à droite du Junkers W 33

Le pilote Roméo Vachon effectue la première tournée postale aérienne sur la Côte-Nord au Québec le jour de Noël 1927.

Émission d'usage courant George V banderole 1928-29

Puisque le motif des timbres courants n'avait pas changé depuis seize ans, le Ministère a décidé, en 1928, d'émettre une nouvelle série de timbres courants portant un portrait contemporain du roi. Le premier timbre fut émis le 29 octobre 1928.

Le 21 septembre 1928 voit la première émission de timbres pour la poste aérienne.(VoirTimbres d'usages particuliers)

Le 5 décembre 1928, les Postes illustrent pour la première fois sur ses timbres courant de hautes valeurs des scènes canadiennes qui ont de l'intérêt sur le plan géographique ou industriel. Cet événement marque le moment où les timbres-poste commencent à servir de moyen d'information sur le Canada. Parmi ceux-ci, le fameux Timbre Blue Nose fut émis le 8 janvier1929.

Émission d'usage courant George V feuilles d'érable 1930-31
Timbre Canada 1 cent George V 1930
Le Grand-Pré de 1930

Pour la période débutant le 1er avril 1930, le contrat de fabrication des timbres canadiens a été accordé à la British North American Bank Note Company à Ottawa. Ce changement de contrat a nécessité l'émission d'une nouvelle série de timbres courants dont le premier fut émis le 17 juillet.

Le 24 juin 1931, les postes émettent à nouveau un timbre de 3 ¢ carmin avec George V en amiral comme la série de 1911-25. Le tarif d'affranchissement des lettres passe à 3 ¢ le 1er juillet. Le portrait de George-Étienne Cartier remplace l'image de la bibliothèque du parlement sur le timbre courant de 10 ¢ le 30 septembre.

Comme les postes se sont retrouvés avec un stock excédentaire considérable de timbres rouges de 2 ¢ de l'émission de 1930, une surcharge faisant passer la valeur nominale de ces timbres à 3 ¢ a été imprimée pour éviter le gaspillage le 21 juin 1932.

Émission de la conférence économique impériale d'Ottawa 1932
Timbre Canada 3 cents Allégorie impériale 1932

Pour commémorer l'événement les postes émettent le 12 juillet 1932, 4 timbres spéciaux portant le titre abrégé « Ottawa Conference ». Trois de ceux-ci représentent George V, le prince de Galles futur George VI et une « Allégorie impériale ». Le timbre de poste aérienne de5 ¢ fut surchargé du titre abrégé avec 1932 et deux 6. Voir Timbres d'usages particuliers

Émission d'usage courant George V médaillon 1932
Timbre Canada 1 cent George V 1932

Afin de renouveler le portrait du roi pour les timbres courants, les Postes ont décidé d'adopter le médaillon qu'ils avaient utilisé pour le timbre de 3 ¢ de l'émission sur la Conférence d'Ottawa. Ils furent émis le 1er décembre 1932. Avec l'augmentation des tarifs postaux, le timbre de 12 ¢ illustrant la citadelle de Québec est passé à 13 ¢ pour l'affranchissement passé à 3 ¢ et la recommandation de 10 ¢ des lettres de moins d'un once.

Émissions commémoratives 1933-34
Timbre Canada 3 cents Jacques Cartier 1934

En 1933 et 1934, les postes ont émis 6 timbres pour célébrer les sujets suivants : l'Union postale universelle, l'Exposition et la Conférence mondiale sur le grain, le vapeur canadien SS Royal William (en), le 400e anniversaire de la découverte du Canada par Jacques Cartier, le 150e anniversaire de la fin de la vague d'immigration au Canada des Loyalistes de l'Empire-Uni et le 150e anniversaire de la fondation de la province du Nouveau-Brunswick.

Émission du jubilé d'argent de George V 1935

Le 1er avril 1935, le contrat de fabrication des timbres-poste et des entiers postaux canadiens est revenu à la Canadian Bank Note Company à Ottawa.

Le 4 mai, les postes produisent une émission de timbres spéciaux pour célébrer le 25e anniversaire de l'accession au trône de George V le 6 mai 1910. Cette émission illustre la princesse Elisabeth, le duc d'York, deuxième fils de Georges V, le roi Georges V et la reine Mary, le prince de Galles, fils aîné du roi, le château de Windsor et finalement, le yacht royal Britannia.

Émission d'usage courant George V portrait 1935

Les timbres de valeurs nominales basses portent le portrait du roi et ceux de valeurs élevées évoquent l'histoire et la géographie du Canada. À partir de cette émission, les poinçons de tous les timbres-poste canadiens ont porté l'année de fabrication de chaque illustration.

Le roi George V est décédé le 20 janvier 1936.

Son fils Edouard VIII lui succéda. Ce dernier n'aura pas régné suffisamment longtemps pour que le Canada émette des timbres pendant son règne, même si des maquettes furent préparées9. .

Pour la description des timbres, voir Timbres du Canada sous George V (1910-1936) La dernière émission de timbres courant sous George V fut mise en circulation le 1er juin 1935.

 

George VI 1936-1952[modifier]

Le roi George VI succède à son frère Edouard VIII en 1936.

Émission d'usage courant George VI petites valeurs 1937-1941
1¢ George VI 1937

Les postes ont préparé une nouvelle série de timbres à l'effigie du nouveau roi. La nouvelle émission de timbres de 1 ¢, de 2 ¢ et de 3 ¢ est mise en vente le 1er avril1937. Le roi y figure en habit civil. Les timbres de 4 ¢5 ¢ et 8 ¢ suivent le 10 mai.

En 1938, les postes inaugurent le service de livraison par exprès des colis postaux au Canada. Un timbre de 20 ¢ est émis pour affranchir les envois par ce service.

2¢ Monument Grande Guerre 1939

En 1939, elles établissent un service aérien transatlantique et transcanadien régulier. En août de la même année, les postes publient le premier numéro de Postmark. En décembre, la publication est suspendue à cause de la guerre et ne reprend qu'en mai 1948 pour se terminer en mars 1969.

C'est en novembre 1941 qu'est lancé au Canada, le service d'aérogrammes, des lettres par avion. Au début, pour un tarif de 10 ¢, ce service permet d'envoyer des messages par avion aux membres des forces armées à l’étranger.

Émission commémorative couronnement George VI 1937

Les postes canadiennes ont émis un timbre-poste spécial pour souligner le couronnement du roi Georges VI et la reine Elizabeth. Le timbre a été mis en vente le 10 mai 1937, soit deux jours avant la date réelle du couronnement.

Émission d'usage courant George VI illustrations 1938-1941

Les timbres illustrés d'usage courant à valeurs nominales élevées ont pour thème les points d'accès du pays à Ottawa, Halifax, Winnipeg, Vancouver et Montréal.

Émission de la visite royale 1939

En 1939, Leurs Majestés le roi Georges VI et la reine Elizabeth ont visité le Canada, premier pays du Commonwealth à accueillir les nouveaux monarques. Pour marquer cet événement, le ministère a émis trois timbres spéciaux durant leur visite.

Émission Efforts de guerre 1942-43
3¢ George VI 1942

Le 1er juillet 1942, jour de la Confédération, le Ministère émet des timbres représentant le chef des forces armées, le roi Georges VI, portant des uniformes. Le Ministère choisit pour thème la contribution du Canada à l'effort de guerre des Alliés. Les timbres de 4 ¢ et de 8 ¢ sont particuliers en représentant un silo-élévateur et une scène champêtre.

Cette même année, les postes offrent le service des cartes-avion permettant de correspondre avec les prisonniers de guerre en Allemagne et en Italie.

En 1943, afin d'assurer un service postal régulier entre Dawson Creek en Colombie-Britannique et Whitehorse au Yukon, le ministère ouvre une route de maisons de relais de plus de 1 600 km de long. À partir de 1945, les postes assurent un service postal aérien entre le Canada, l’Australie et Fidji.

Émission de la paix 1946
14¢ Centrale Hydroelectrique 1946

Tous les timbres-poste illustrés émis entre 1927 et 1945 ont des sujets liés à l'histoire, à la géographie, à l'agriculture et aux ressources naturelles du Canada. En 1946, le Ministère décide de remplacer les timbres-poste illustrés émis en temps de guerre par une émission qui représente les industries primaires et les matières premières du Canada. Ces timbres montrent la reconversion du secteur industriel canadien à une économie de paix.

C'est à Ottawa, en 1946, qu'a eu lieu le premier vol postal en hélicoptère au Canada. Il s'agissait d'un vol d’essai entre l’aéroport d’Uplands et le bureau de poste de la rue Besserer.

Émissions commémoratives 1947-51

En 1947, sont émis, un timbre pour commémorer l'adoption de la Loi sur la citoyenneté canadienne et un autre pour la naissance en 1847 d'Alexander Graham Bell, l'inventeur du téléphone.

Le 1er juillet 1948, le sous-ministre des Postes, Walter James Turnbull inaugure le « service tout-par-avion » qui prévoit le transport aérien de tout le courrier de 1re classe partout où c’est possible. Cette année-là, les postes commémorent le mariage de la future Elisabeth II ainsi que les cent ans de gouvernement responsable au Canada.

Le 31 mars 1949, Terre-Neuve devient la 10e province à se joindre à la confédération canadienne. Un timbre est émis pour l'occasion. Le bicentenaire de la ville d'Halifax est commémoré par un timbre cette même année.

En 1950, deux timbres aussi commémorent respectivement l'exploitation pétrolière dans l'ouest du pays et l'exploitation des fourrures.

15¢ Timbre Castor 1951

Le 1er avril 1951, le ministère lance un service de colis par avion pour l’intérieur du Canada. Cette année voit le centenaire du premier timbre poste du Canada qui est commémoré par une émission de 4 timbres dont un illustre le 1er timbre en question. On commémore aussi la visite au Canada de Leurs Altesses Royales la princesse Elizabeth et son époux, le duc d'Édimbourg.

Émission d'usage courant George VI inscription 1949
5¢ George VI 1950

En vertu du règlement de l'Union postale universelle, tous les pays membres devaient émettre des timbres-poste de mêmes couleurs pour l'affranchissement des trois catégories de courrier de base. Le 2 avril 1951, on a modifié les tarifs postaux et convenu de changements de couleurs. Le Ministère projetait d'émettre le timbre de 2 ¢ en vert olive et le timbre de 4 ¢ en orange dans un avenir suffisamment éloigné pour se donner le temps d'épuiser ces valeurs dans leurs couleurs originales, le brun et le rouge. On a alors décidé de produire le timbre de 1 ¢ en brun et le timbre de 3 ¢ en rouge, conformément au règlement de l'UPU concernant la couleur des timbres-poste. Au XIIIe Congrès de l'Union postale universelle, qui s'est tenu à Bruxelles en 1952, les administrations postales ont cessé d'être limitées dans le choix des couleurs pour les timbres-poste.

Émission d'usage courant George VI inscription omise 1950

Cette série de timbres-poste canadiens ne porte pas les mots « postes » et « postage », mais il ne s'agit pas là d'une erreur d'impression. Ces timbres constituent en effet l'émission « non révisée ». Ils ont été conçus et fabriqués délibérément sans les mots en question. Ils devaient être mis en circulation le 6 juin 1949, mais il a fallu reporter la date de leur émission, parce qu'on avait décidé à la dernière minute d'ajouter les mots « postes » et « postage » à la série.

C'est entre Malton en Ontario et Idlewyld dans l’État de New York, le 18 avril 1950 qu'a été effectué le 1er vol postal en avion à réaction en Amérique du Nord. Il s'agissait d'un vol d'essai qui a duré 59 minutes et 58 secondes.

Le service des colis-avion, à l’intérieur du Canada, est mis sur pied le 1er avril 1951.

Série des premiers ministres

Le 25 juin [1951], les timbres émis à l'effigie de Robert Borden et William Lyon Mackenzie King lancent une série conçue pour rendre hommage aux premiers ministres canadiens qui n'avaient pas encore été représentés. Cette série verra des émissions additionnelles jusqu'en 1961.

Le roi George VI est décédé le 6 février 1952.

Pour la description des timbres, voir Timbres du Canada sous George VI (1936-1952)

 

Élisabeth II 1952 à aujourd'hui[modifier]

La reine Elisabeth II succède à son père George VI en 1952.

Émission Elisabeth II Karsh 1953
5¢ Elizabeth II Karsh 1953

À partir de 1953, les postes offrent le service postal aérien international pour le courrier de 2e classe. La série sur la faune nationale lancée cette année-là fera l'objet démissions jusqu'en 1957. Le castor de 5 ¢ de cette série émis le 1er avril 1954, est le 1er timbre commémoratif à être émis en carnet. Voir Timbres en formats particuliers. Le tri électronique du courrier est testé cette même année.

Émission Elisabeth II Wilding 1954
5¢ Elizabeth II Wilding 1954

À partir de cette émission, les carnets avec inscriptions en anglais seulement ne sont plus émis ; le marquage au phosphore et les feuillets miniatures apparaissent pour la 1re fois.

5¢ Chasse 1957

L'émission du 7 mars 1957 des sports de récréation est la première à présenter différents timbres se-tenant, c'est-à-dire différents timbres sur une même feuille.

En 1959, plusieurs villes du pays voient apparaître de nouvelles boîtes aux lettres en fibre de verre moulée de la couleur rouge traditionnelle des postes canadiennes. La première carte-souvenir philatélique de l'histoire du Canada en timbres-poste est émise. Les timbres apposés sur la carte des 10 premières séries. Par la suite, les timbres sont fournis séparément, libres ou dans des pochettes.

C'est avec les États-Unis que le Canada réalise sa première émission conjointe. Le timbre est émis le 26 juin 1959 pour commémorer l'ouverture de la Voie maritime du Saint-Laurent.

En 1961, les premiers feuillets miniatures sont produits et émis sous cellophane.

Des timbres marqués au phosphore sont introduits à Winnipeg le 13 janvier 1962.

Émission Elisabeth II Camée 1963

L'émission camée est la première où les timbres courants de petite valeur sont imprimés horizontalement. Les derniers timbres de service (avec un G en surimpression) sont émis en 1963 sur ces camées. Voir Timbres d'usages particuliers.

Les premiers timbres émis particulièrement pour Noël sont émis le 14 octobre 1964.

Émission du centenaire 1967

La première collection thématique est émise en 1967 dans un coffret à l'occasion du centenaire de la confédération.

Les 12 timbres de Noël émis le 7 octobre 1970 sont illustrés de dessins faits par des écoliers canadiens.

Le code postal canadien voit le jour à Ottawa en 1971.

Émission des caricatures et paysages 1972

Les timbres courants de faible valeur de cette émission représentent les premiers ministres du Canada en plus de la reine. À partir de 1972, les collections souvenir annuelles de tous les timbres émis dans l'année sont offerts dans un libre les décrivant.

Émission de l'environnement 1977

La « poste prioritaire » est introduite le 1er mai 1978 pour faire concurrence aux services de messagerie privés. Postes Canada finira par acheter son concurrent13.

Des cartes commémorant l'exposition philatélique internationale de l'année est émise en 1981 à l'occasion de WIPA 81. Le 16 octobre, le ministère des Postes devient une société d’État.

Émission du patrimoine 1982 et suivantes

Des étiquettes pré-codées « collez et cochez » furent introduites sur une base expérimentale à Winnipeg pour accélérer le classement automatique durant la période de Noël 1983.

Le Canada émet son premier timbre conjointement avec la France le 20 avril 1984. Le timbre célèbre le 450e anniversaire du premier voyage de Jacques Cartier au Canada. Les premiers timbres imprimés pour être encadrés sont émis le 18 mai pour l'émission du timbre commémorant la visite des grands voiliers.

Les émissions courantes qui ont suivi furent :

  • Émission de la faune en 1987
  • Émission des fruits en 1991
  • Émission des métiers et de la faune en 1997
  • Émission du millénaire en 1999
  • Émission de la feuille d'érable en 2003
  • Émission des fleurs et du drapeau en 2004

Pour la description des timbres, voir Timbres du Canada sous Élisabeth II (1952 à aujourd'hui). À partir de 1967, voir les articles décrivant les timbres d'une année.


02/12/2011
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